Je m'adresse à vous tous, hommes qui êtes dits libre
Qui croient connaître le monde en ayant feuilleté quelques livres
A tous ceux que la vie rend, chaque jour un peu ivre
A tous ceux qui se sentent fort, quand ils changent un fusible
A tous ceux ventre bleu, que le ciel ne touche
A tous ceux qui écrivent, pour la déesse sans bouche
A ceux qui se croient grand, alors qu'ils se couchent
Ne voyant le sol, que quand leur tête le touche
Je dis à tous ceux là de ne pas insulter les mots
A tenter de les utiliser sans rien n'y comprendre trop
Pour abattre tout ce que ce monde fait encore de beau
La pensée d'un homme blessé n'a rien d'un fléau
Je m'adresse par la présente à tous les mélancoliques
Je m'adresse par la présente à tous les gens cyniques
A ceux qui crachent leur verve non philanthropique
Sur du papier vierge à usage unique
Je m'adresse à tous ceux qui écrivent pour eux
Pour ressentir leur existence même s'il sont malheureux
A tous ceux qui ne trouve rien dans ces putains de cieux
A ceux qui ne croient plus en un monde merveilleux
Je m'adresse aussi à ceux qui écrivent par désespoir
A ceux qui trouvent dans les mots une sorte d'exutoire
A tous ceux qui affectionne de broyer du noir
A ceux qui s'exaltent en contant leur histoire
A tous ceux qui font partie des cercles disparus
De poètes beaucoup trop sombre pour être reconnus
Parce qu'émettre un message un peu disconvenu
Leur a seulement valu de ne jamais être lu
À tous ceux là je ne dis merci que d'être
De saisir les maux sans se soucier du paraître
De puiser l'inspiration en nous ouvrant à leur mal être
Et de nous donner accès enfin à leur fenêtre
[ Phénix ]